Hey, Google t’invite à une soirée !

Mais sera-t-elle moins catastrophique que les autres ?

Lancer un réseau social, c’est un peu comme organiser une soirée réussie : être certain que les bonnes personnes seront là, garantir une ambiance agréable, des espaces d’échange, un artillery punch réussi, que l’ensemble de la fête ne soit pas marquée du sceau de l’ennui écrasant…

Pour le moment, force est de constater que toutes les soirées organisées par Google ont été des échecs assez hilarants, et que si la firme de Mountain View est très douée pour organiser des petits dîners entre amis (Google Talk, leur service de messagerie instantanée, ou même l’excellent Gmail), des conseils de voyage (fonctions sociales de Maps)… dès que l’on passe a du trop complexe ou du trop vague (dans l’ordre : Wave et Buzz), personne ne se déplace.

En lançant Google+, initiative assez ambitieuse, plutôt élégante – notamment la gestion des cercles qui oblige à réfléchir à QUI on parle, pour chaque échange, là où Facebook cultive un flou – Google ne veut ni plus ni moins qu’organiser une über soirée.

Problème : pour le moment, personne n’y fait rien. Encore sur invitation (ce qui est très étonnant pour un réseau, c’est-à-dire une structure qui s’enrichit en grande partie sur la quantité), les contenus sont des reprises de posts automatiques sur Facebook, il n’y a pas grand monde et pour le moment, et mes contacts retournent sur Facebook pour parler de Google+.

On me dira : Oui, mais c’est une beta fermée, c’est normal que ça ne bruisse pas autant que l’autre réseau (j’allais mettre les autres réseaux, mais restons sérieux). Oui et non. La beta pour Gmail, ça a un sens, car c’est une messagerie avec des fonctionnalités propres et indépendantes, pas un réseau. Un réseau censé être ouvert qui commence en béta, c’est surtout un ticket vers le « C’est bien G+ ?/Laisse tomber, j’étais sur la béta, c’est mort ».

On se retrouve donc super contents d’avoir été invités, super buzzés par les jolies vidéos de présentation du projet, dans un groupe de 2/3 personnes qui parlent de la (grande et jolie et très blanche) salle, et… Personne n’y rentre ou n’y reste.

Et ce n’est pas une sensation très agréable.

 

Ps : Par charité, on ne mentionnera pas Orkut, hein ?

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